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Le musée

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Implanté sur le domaine de Beaurouart, parc privé de deux hectares dans la verdoyante campagne sonégienne, le VBDH ArtMuseum est le fruit de la rencontre de personnalités passionnées par l'art et engagées dans la protection et l'aménagement des territoires, ce dont atteste le choix du site, à fort caractère environnemental et paysager. 

Propriétaire du site, Jean-Philippe Arsenault décide en 2020 d'affecter une ancienne grange restaurée et une édification contemporaine de style moderniste à l'exposition de sa collection d'art, qu'il souhaite articuler à un espace de vie et d'événement, en partenariat avec le chef  Paulin Bachelot. En 2021, il rencontre l'historien de l'art et artiste Sébastien Biset, par ailleurs cofondateur de la plate-forme Oikopoiese, sise dans le même village, et engagé dans le collectif citoyen Revolht, qui, sur le même sol, mène un combat contre la forme actuelle du projet Boucle du Hainaut (une ligne aérienne THT de 380kV, traversant la Flandre occidentale et le Hainaut pour acheminer l'énergie éolienne offshore de la Mer du Nord). Cette rencontre oriente le projet vers un lieu dédié à l'art et à la préservation des territoires, à tout niveau d'intérêt (biologique, paysager, patrimonial...). Fin 2022, ils inaugurent ce centre au moment même où le double dossier Ventilus / Boucle du Hainaut semble toucher à sa fin, les gouvernements flamand et wallon annonçant leur décision, non favorable aux territoires traversés. 

C'est donc autour d'un projet situé que se construit ce centre, à des fins de sensibilisation aux dommages sociétaux et environnementaux qu'occasionnent les mauvaises gestions de dossiers liés aux politiques énergétiques et à l'aménagement des territoires, notamment. Les initiateurs du VBDH ArtMuseum partent du principe que la société technocratique voile (ignore, masque, dissimule, fait fi), et que l'art dévoile. Le musée s'adresse à l'ensemble de la population, que l'on soit amateur d'art ou non, en ce compris les élus politiques (locaux et régionaux) qui, semble-t-il, souffrent d'un manque d'éducation à l'art du design paysager (rappelons la nécessité du paysage), de sensibilité aux cadres de vie et ses impacts sanitaires, et par-dessus tout d'un défaut de créativité dans les solutions - entre autres techniques - à inventer pour se confronter aux enjeux (énergétiques, écologiques, sociaux) de nos sociétés, actuelles et à venir. Notons également le souci de développer des dynamiques collectives au travers de partenariats et collaborations diverses, avec des collectifs artistiques (Vent de Bise) ou engagés dans la protection de la nature (Hortusia, Nalegorie),  de la santé (Fondation belge pour la lutte contre la leucémie infantile), des terres cultivés (AgriHaine) ou encore de l'immobilier (ImmoHaine). Ce sont aussi les écoles locales qui font vivre ce lieu, qui réserve d'ailleurs une partie de ses collections à l'expression des enfants au travers d'œuvres graphiques d'une force parfois déconcertante.

 

Aujourd'hui, sur plus de 1500m², ce sont pas moins de 350 œuvres qui rendent compte du cauchemar en cours et à venir, mais également des propositions d'artistes qui, positives et pleines d'espoir, dressent des perspectives et amorcent des solutions où l'intelligence systémique (collaboration avec des chercheurs issus des domaines de l'ingénierie, de l'énergie, du design urbain) prime, pour de meilleurs lendemains.

En 2023, une partie du parc sera aménagé pour accueillir des interventions extérieures, temporaires ou durables. Enfin, une stèle dédiée aux élu.e.s politiques qui ont permis, autorisé ou validé ce funeste projet d'ingénierie technique d'un temps passé (Ventilus / Boucle du Hainaut) sera inaugurée en partenariat avec les écoles de la région, pour entretenir la mémoire et se préserver d'autres "gâchis" majeurs à venir.

 

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V·BDH

Au fondement du projet, il y a l'art. À des questions d'ordre esthétique (le paysage, le design...) s'est articulée la question politique de l'aménagement du territoire, qui elle-même soulève d'autres questionnements (en matière de politiques énergétiques, ou de santé tant physique que mentale). Les dossiers Ventilus et Boucle du Hainaut sont apparus comme symptomatiques des crises que nos sociétés subissent depuis plusieurs décennies, avec une intensité croissante (pandémie mondiale, guerre aux répercussions économiques et énergétiques planétaires...). Ces dossiers sont particulièrement complexes : à la croisée de l'imbroglio politique, du désastre écologique, de la dérive technocratique, du scandale sanitaire, de l'agnotologie, des défauts d'expertise, des conflits d'intérêts, des politiques de l'autruche et des raccourcis, du gâchis paysager, de la mobilisation citoyenne...

Rappelons que le projet de la "Boucle du Hainaut", porté par la société ELIA, concerne l’installation d’une ligne 380 000 volts traversant la moitié de la Belgique, de la Mer du Nord jusque Courcelles, en impactant irrémédiablement les nombreux villes et villages traversés, mais aussi toutes les communes avoisinantes. Des dizaines de milliers de citoyens qui ont tout à perdre, sur les plans économiques (dévaluation immobilière/patrimoniale sans précédent), sanitaires (nombreux troubles possiblement dus à l'électromagnétisme de cette ampleur, et fragilité des plus jeunes populations exposées), et du cadre de vie (paysage, pression psychologique, impact sur le tourisme, l'environnement, les entreprises locales...). Dans ce contexte est né REVOLHT, un groupement citoyen. Apolitique, il se veut le porte-parole privilégié de tous les habitants impactés et qui s’opposent au projet Boucle du Hainaut. En 2020, ce sont 22.000 courriers citoyens qui se sont opposés à ce projet, en l'espace de quelques semaines seulement. Jamais une mobilisation de cette ampleur n'avait été constatée en Belgique suite à une demande de modification de plan de secteur. Créé initialement par un groupement citoyen sonégien, REVOLHT est désormais le nom commun à tous les groupements citoyens issus des 14 communes impactées par le tracé de la Boucle. REVOLHT s'est constitué en ASBL afin d’être le porte-parole privilégié des citoyens auprès des politiques, des médias et des experts. Depuis 2020, l'association a entrepris un grand nombre d'actions, d'interpellations, de rencontres avec les élus politiques et ministres, et a entrepris des d'études portant sur la faisabilité d'alternatives moins impactantes et à court comme à long terme plus efficientes, en collaboration avec des experts des domaines de l'ingénierie et de l'énergie.

Si vous souhaitez en savoir plus, nous vous invitons à visiter le site www.revolht.be, et à télécharger son dossier de synthèse reprenant une part conséquente des observations, actions et études menées sur le sujet. Car le VBDH ArtMuseum a pour intention de dévoiler ce que d'autres voilent, pour plus de transparence dans le contenu des dossiers, et des décisions vraiment conscientes, mais aussi courageuses et créatives.
 

Le centre de documentation

Le VBDH ArtMuseum dispose d'un centre de documentation (en cours de constitution). Les différentes matières abordées vont de l'histoire de l'art à celle du design (sur les thèmes explorés par le VBDH), de l'histoire des techniques à celles de la planification et de l'aménagement du territoire. Une section est également consacrée aux impacts de l'électromagnétisme sur la santé humaine.

Car rappelons qu'en 2021, la Ministre Céline Tellier avait commandité une étude bibliographique sur
 l'impact des champs électromagnétiques (des lignes à haute et moyenne tension) sur la santé humaine, l'environnement et la biodiversité ainsi qu'un benchmarking des législations en matière de champs électromagnétiques. Le centre de documentation du VBDH ArtMuseum met à disposition la bibliographie concernée. Malheureusement, cette étude, dont les résultats inquiètent, notamment quant aux normes d'exposition aux ondes en vigueur en Belgique, n'a pas contribué à alerté l'attention des décideurs, qui n'ont certainement pas beaucoup de temps pour lire. Quant à vous, prenez le temps : informez-vous !